la carte du nouveau village

un peu d'histoire (extraits)

 

Les villages détruits de la Zone Rouge de Verdun

Beaumont, Bezonvaux, Douaumont, Louvemont, Fleury-devant-Douaumont, Haumont, Ornes, Vaux et Cumières :                    

9 villages meusiens, entièrement anéantis lors de la bataille de Verdun.

Modestes communes rurales avant la guerre, ces villages vivaient essentiellement de l’agriculture.

Le 21 février 1916,  leur destin est scellé.

Après des mois de combats, ces communes disparaîtront totalement du paysage.

Aujourd’hui lieux de souvenir, ces villages sont devenus des espaces de recueillement boisés, aménagés avec soin.

Les Villages Détruits de la Zone Rouge de Verdun,
    --> un statut unique  !

Après la Grande Guerre, neuf villages détruits ne purent se refaire une nouvelle vie…

Le front de Verdun, la Grande Guerre oblige à changer le destin, sans laisser de vestiges,  et tous les habitants de ces neuf villages durent, non sans courage, évacuer sur le champ !

Ils avaient, avec eux, l’espoir de reconstruire leurs maisons en leurs lieux… Mais connurent le pire en ne pouvant jamais plus bâtir à nouveau cette vie qu’ils avaient… car les risques étaient trop importants sur ce sol déclaré « Zone Rouge » par l’impensable et folle furie des canons, rouges d’avoir ainsi tiré, sur eux, autant d’obus jusqu’à éradiquer la moindre de leurs rues !

Leur statut   :  unique en France…

Ne leur restant plus rien, sinon le désarroi, ces valeureux Meusiens trouvèrent, en eux, la foi et la ténacité pour entraîner la France et Raymond Poincaré à la reconnaissance, par la Nation entière, de leur grand sacrifice afin qu’en restent fiers leurs fils et petits-fils…

Dès 1919, ces villages détruits que l’on dénombre à neuf retrouvent alors la vie à l’aide d’une loi les dotant, justement, des forces de la loi, avec un président et une commission dont les prérogatives, en administration, sont celles, sans dérive, d’un maire en sa commune.

Leur mission de mémoire…

Puis entre les deux guerres, comme en toute commune, s’érigea, sur leur terre, un monument aux morts honorant chaque nom de tous leurs enfants morts pour la France et, selon le cas, la citation à l’ordre de l’Armée qu’il eut sans condition pour s’être sacrifié ! Une chapelle-abri aussi s’y construisit pour prouver que la vie de son âme est ici !

Leur rôle est aujourd’hui celui d’un grand-parent racontant dans la nuit à ses petits-enfants pourquoi toujours les hommes ont la gorge nouée en voyant que l’on gomme trop vite leur passé.

 

Vaux-devant-Damloup

Chef lieu d’arrondissement : VERDUN

Chef lieu de canton : Charny-sur-Meuse

Noms des habitants : Vauxois, Hannetons ou Ecalous  (Ecalots ou Hannetons)

Nombre d’habitants : 74

Code postal : 55400

Particularité : Vaux Devant Damloup est le seul reconstruit  des 9 villages détruits.

Origine du nom : géographique, du nom du ruisseau de " Vaux " ou petite vallée, au XVème siècle Val, Vau, Vaulx puis  Vaux en Villy, le nom de Villy trouve ses origines dans le mot latin « Villicus » ("fermier régisseur d'une grande ferme"), en 1864 la commune devient VAUX devant DAMLOUP.

D' autres sources précisent : "avant 1790… prévôté de Foameix…baillage de Verdun, justice seigneuriale des chanoines de la cathédrale, …parlement de Metz,  …archiduché de la Woëvre, doyenné de Pareid, …et même "annexe de Damloup"  !   En 1790 rattachement à Verdun…"

-par les cartes   : - 1262 : VAUT (cart. de Saint Paul), f 239  - 1302 : VAUX (arch. Meuse)  - 1549 : VAULX (Wasserbourg) – 1656 : VAUX (évêché) - 1738 : VALLIS (Pouillé) – 1745 : VAULX (Roussel) – 1756 : VALLES  (D. Calmet)

 

Vaux devant Damloup est un village détruit à part puisque, se trouvant à la limite de la « zone rouge » il a pu reconstruire, au fil du temps, un nouveau petit village, tout à proximité de l’ancien village détruit.

Appartenant au Chapitre de Verdun avant la Révolution, il a toujours été un village prospère au cours de son histoire.

La présence du Fort de Vaux à proximité a toujours quelque peu bousculé le cours de l’histoire du village. En effet, dès sa construction de 1881 à 1884, le village a été largement sollicité pour participer à l’hébergement des nombreux ouvriers s’y relayant ; tout comme lors des importants travaux de renforcement entrepris sur le Fort de 1888 à 1912.

En 1915, la décision de l’état-major, visant à désarmer en partie tous les Forts, transfère l’effort défensif en particulier sur les villages. Donc, celui de Vaux, placé au Nord de son Fort et au contact de la plaine de Woëvre, devient naturellement un point important dans le dispositif de défense du camp retranché de Verdun.

Lors de la grande offensive allemande, déclenchée fin février 1916, il fait partie des objectifs majeurs des Allemands après la prise de Douaumont, tombé le 2 mars, et avant celle du Fort de Vaux.

Après d’âpres combats dans ses murs, le village tombe aux mains allemandes le 31 mars 1916.

Les bombardements français d’avril succèdent alors aux bombardements allemands de mars,  ne faisant qu’accentuer l’anéantissement pur et simple du village.

Après la chute du village, la 50e division allemande s’empresse de chercher à s’emparer du Fort de Vaux qui résiste héroïquement du 2 au 7 juin 1916 sous les ordres du Commandant Raynal. Cet épisode tragique devient un fait d’armes à jamais célèbre, car la garnison, à court d’eau potable et se battant dans les galeries du Fort depuis des jours, finit par se rendre aux Allemands qui, admiratifs de la vaillance des poilus survivants, décident de leur rendre les honneurs militaires à leur sortie du Fort.

En 1918, le village de Vaux devant Damloup se retrouve à l’intérieur des limites de la fameuse « zone rouge »          interdisant toute reconstruction ! ! !

En 1919, il fait également partie de la liste des villages détruits et, pendant l’entre deux guerres, il y est édifié son monument aux morts ainsi que la chapelle-abri Saint Philippe et Saint-Jacques, à l’instar des huit autres villages détruits.

Cependant, sa position à la limite de la zone rouge, et la présence de la voie ferrée de la compagnie des chemins de fer de l’ Est, qui obtient l’autorisation de loger ses dix agents de service sur le site  de  Vaux devant Damloup, permet au village de retrouver, au fil des années et dès l’entre deux guerres, une nouvelle vie, désormais très active,

un joli petit village résidentiel, tourné vers l’avenir, sans pour autant renier le tragique passé de l’ancien village détruit.

 

sources :                         

              

http://www.lesvillagesdetruits.fr/

  https://www.google.fr/search?q=VAUX+EN+VILLY&ie=utf-8&oe=utf-8&aq=t&rls=org.mozilla:fr:official&client=firefox-a&channel=sb&gfe_rd=cr&ei=S0CBVLDNL8aD-wbOmYD4Cw

http://www.tourisme-verdun.fr/villages-detruits.php

http://www.tourisme-pays-verdunois.eu/histoire/villages-detruits-vaux.php

http://fr.wikipedia.org/wiki/Villages_fran%C3%A7ais_d%C3%A9truits_durant_la_Premi%C3%A8re_Guerre_mondiale#Meuse
 
 http://www.codecom-charny.fr/              

voir aussi les CARTES et PLANS de l' ancien village, sur le superbe site de Patrick LEHUE : VAUX DEVANT DAMLOUP BOIS FUMIN 1916 :
http://fumin16.canalblog.com/archives/2011/03/02/23245923.html

Adresse:

Bernard BERTRAND
LA PASTORALE associations
55400 Vaux-devant-Damloup
France

Autre contact :

contact par mail ou courrier postal,
... pour commencer un dialogue personnalisé !
vauxlapastorale@gmail.com

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Yaelle LAFLOTTE | Réponse 03.07.2014 21.44

Que de souvenirs dans le petit village de mon enfance !!!!!

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Commentaires

04.05 | 08:28

Saint Philippe et Saint Jacques
La Fête patronale à VAUX DEVANT DAMLOUP
http://www.vauxlapastorale.fr/242674019
Pourquoi l' EST RÉPUBLICAIN dans son BLOC NOTE..

...
03.07 | 21:44

Que de souvenirs dans le petit village de mon enfance !!!!!

...
16.03 | 20:07

Village au milieu de la forêt, superbe !!

...
17.11 | 12:08
SECURITE à VAUX a reçu 1
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